Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 11:00

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Une exposition mémorable
 
Trois classes de quatrième et une classe de seconde, de l'Etablissement scolaire Beth Hannah, ont visité l'exposition qui s'est tenue au Grand Palais en juin 2007, intitulée "La chute des étoiles"  présentant une partie du travail de mémoire qu'a entreprisl'artiste allemand  Anselm Kiefer, né après la Shoa.Nous étions accompagnées de deux guides qui avaient pour charge de faire réagir les élèves tant sur la symbolique que sur les matériaux, inhabituels dans l'art, utilisés par l'artiste.


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Les élèves de quatrième ont été exemplaires, tant dans leur tenue que dans leur sérieux. Très intéressées elles ont posé beaucoup de questions aux guides, ont réagi vivement tout en notant leurs impressions, leurs sentiments et leurs réflexions en regard de l'exposition. Elles ont apprécié l'emploi des matériaux et ont su en déduire qu'il y a toujours un filet d'espoir, même dans les moments les plus sombres de l'histoire (notre rapport à 'Hanouka) et qu'il est possible d'exprimer ses sentiments, même avec du charbon (ce qui reste quand tout est brûlé) quand le plomb le plus lourd et le plus opaque peut être transformé en or, pourvu que l'on transmette.


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Paradoxalement, les élèves de seconde, ont été moins sensibles aux matières. S'attendant sans doute à des représentations figuratives, elles n'ont rien trouvé de beau dans ces constructions faites à partir de destructions et elles ont raison. Le "beau" n'est pas l'adjectif adéquat.
Ici le beau n'a pas sa place dans ce travail de mémoire monumental, au sens propre du mot,
que fait Kiefer, en partant de la destruction et du cataclysme historique qu'a initié la dernière guerre mondiale et qu'il ne faut pas oublier mais avec lequel il faut vivre.


 
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Cependant nous avons remarqué que la lecture des oeuvres de Kiefer, lors de cette exposition, se fait à deux niveaux, soulevant une ambiguité. Cette ambiguité provient du fait que Kiefer n'est pas juif et que son travail de mémoire procède de sa propre recherche intime, quand l'histoire de son peuple rencontre celle des juifs...même s'il a étudié le talmud et la kabbala pour comprendre le peuple juif.
 
 
 
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Pour nous, le peuple juif s'est déjà reconstruit et continue, bien au-delà de cette tragédie, sa longue marche de l'histoire. Bien que Kiefer le dise, à sa façon, quand il parle des cycles de l'univers et du cosmos qui se renouvellent et que la vie continue, l'exposition ne renvoit rien de gai, mais elle est nécessaire quand ce travail de mémoire universelle vient dire qu'il ne faut jamais oublier que le mal et le bien sont mêlés dans ces écorces de la vie qu'il faut savoir séparer.


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La différence est que lorsque nous, juifs, commémorons le souvenir de la destruction du Temple, Hanouka ou Ticha Beav, ce n'est jamais dans le désespoir, mais avec un infime et infini sentiment de joie, comme Rabbi Akiba qui voyait déjà la reconstruction de Jérusalem et le retour des exilés. Nous y sommes. 
 Léa Lango


Par Léa Lango - Publié dans : Expositions
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 10:00
Les poèmes                                      
Poèmes écrits par les élèves à partir de mots pris au hasard de l'exposition d'Anselm Kiefer.


Murmure.                                                      atelierc.jpg
Un murmure plus léger
Que la shoa qui nous a frappés
Comme une rose qui fleurit
Avec qui le peuple juif s'épanouit
Vers la délivrance
Qui nous trouve
Un grand sentiment
S'éprouve.

           Sayag Precilia

 


La nuit. 
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La nuit, la triste nuit,
Sur le mur calciné
Construit avec des numéros
Faits de verre et de plomb.
Le désespoir se lit sur ces
Tableaux sombres faits de béton.

            Cadayagi 



Profondément. atelierg.jpg
Tout comme les étoiles du ciel
Qui frappent l'univers,
Anselm Kiefer m'a frappée en plein coeur.
Aucune langue ne peut vraiment
Exprimer ce que je ressens,
Profondément.

               Laura Guetta




Espoir. atelierh.jpg
Les juifs ont beaucoup souffert de la shoa
Ils n'avaient plus foi
Il y avait de l'espoir
Même lorsqu'ils n'avaient pas à boire
Grande était leur tristesse
Petite était leur faiblesse

             Ilana Fellous

Par Gradiva - Publié dans : Expositions
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La Gradiva est celle qui avance, toujours, malgré les épreuves et les difficultés car l'important est d'avancer. J'ai choisi La Gradiva pour exemple, tirée de l'antiquité romaine, reprise par Jensen, puis par Freud, c'est celle qui avance, suivant des degrés, toujours confiante en son destin. Mesurant ses pas, tenant compte de l'épaisseur de son passé pour aller de l'avant, cette personne aborde et  conduit sa vie en écoutant ses intuitions profondes et renouvelle toujours ses energies créatrices.


 
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